samedi 23 juillet 2016

PRISE EN CHARGE DU FIÈVRE JAUNE CDC

 : PR
           PRISE EN CHARGE DU FIÈVRE JAUNE CDC  




Sommaire


Remerciements
vi
Avant-propos
vii
Introduction
1
Investigation d’une épidémie de fièvre jaune : procédure
5
Consignes
6
Résumé des étapes
6
Étape 1 : Vérification de l’information
7
Objectif
7
A. S’agit-il d’un cas suspect de fièvre jaune ?
7
B. A-t-il été vacciné contre la fièvre jaune et quand ?
7
C. A-t-il été confirmé par le laboratoire ?
8
D. Où a-t-il été contaminé ?
8
Messages clés
10
Références
10
Étape 2 : Préparation de l’investigation
11
Objectifs
11
A. Constituer une équipe
11
B. Obtenir les autorisations
14
C. Collecter les informations supplémentaires
14
D. Préparer le matériel nécessaire à l’investigation
15
E. Estimer le budget nécessaire à l’investigation
15
F. Contacter le laboratoire national
15
G. Définir les modalités de communication
15
Messages clés
16
Références
16
Étape 3 : Investigation sur le terrain
17
Objectifs
17
Questions clés auxquelles l’investigation doit répondre.
17
A. Décrire la situation dans la population
18
B. Décrire le mode de transmission : Identifier les vecteurs impliqués
24
C. Évaluer les risques de propagation de la maladie
27
Messages clés
28
Références
28
Étape 4 : Préparation de la riposte
29
Objectifs
29
A. Diffuser l’information
29
B. Définir la stratégie de riposte
30
C. Que faire après l’investigation et la riposte ?
33
Messages clés
34
Références
34

iii


Fiches outils

35
Fiche-outil n°1 –
Signes et symptômes de la fièvre jaune
36
Fiche-outil n°2 –
Examens de laboratoire pour confirmation du diagnostic de fièvre
37

jaune

Fiche-outil n°3 –
Formulaire d’alerte : suspicion de fièvre jaune
38
Fiche-outil n°4 –
Formulaire à transmettre au laboratoire pour la classification
39

définitive du cas

Fiche-outil n°5 –
Diagnostic différentiels des fièvres hémorragiques et ictères
40
Fiche-outil n°6 –
Liste des centres de notification
42
Fiche-outil n°7 –
Liste des coordonnées des responsables a l’échelon du district et
43

du pays

Fiche-outil n°8 –
Liste du matériel de laboratoire pour confirmation du diagnostic
44

de fièvre jaune

Fiche-outil n°9 –
Procédures de sécurité pour l’emballage et le transport des
45

échantillons

Fiche-outil n°10 –   Termes de référence de l’équipe d’investigation
46
Fiche-outil n°11 –   Rôles des différents échelons du système de santé dans la
47

surveillance de la fièvre jaune et le soutien au laboratoire

Fiche-outil n°12 –   Rôles des différents échelons du système de santé dans la
48

prévention de la fièvre jaune

Fiche-outil n°13 –   Liste des composantes administratives, financières et logistiques
49

de l’investigation

Fiche-outil n°14 –
Analyse des données épidémiologiques en Temps-Lieu-Personne (TLP)
50
Fiche-outil n°15 –   Évaluation de la couverture vaccinale antiamarile
50
Fiche-outil n°16 –   Courbe épidémique de la fièvre jaune
51
Fiche-outil n°17 –   Mesures de contrôle en cas d’épidémie de fièvre jaune confirmée
51
Fiche-outil n°18 –   Hôtes vertébrés africains de la fièvre jaune
52
Fiche-outil n°19 –   Fiche de surveillance et d’évaluation rapide : Activité de
53

vaccination supplémentaire fièvre jaune

Fiche-outil n°20 –   Risque de propagation de la fièvre jaune
54
Fiche-outil n°21 –   Fiche des populations cibles à vacciner
55
Fiche-outil n°22 –   Formulaire récapitulatif des cas suspects de fièvre jaune
56
Fiche-outil n°23 –   Plan du rapport écrit d’investigation d’une épidémie de fièvre jaune
57

iv



Fiche-outil n°24 –   Plan de présentation orale du rapport d’investigation et aides
59

visuelles

Fiche-outil n°25 –   Fiche technique des différentes stratégies de riposte.
60
Fiche-outil n°26 –   Sécurité des injections : résumé de la déclaration de principe
61

OMS/UNICEF

Fiche-outil n°27 –   Messages d’éducation pour la santé destinés à la communauté
62
Annexes

63
Annexe n°1 –
Diagnostic clinique de la fièvre jaune
64
Annexe n°2 –
Diagnostic différentiel de la fièvre jaune
65
Annexe n°3 –
Confirmation par le laboratoire du diagnostic de fièvre jaune
66
Annexe n°4 –
Vaccin antiamaril et vaccination contre la fièvre jaune
68
Annexe n°5 –
Zone d’endémie de la fièvre jaune
69
Annexe n°6 –
Principaux schémas épidémiologiques de la fièvre jaune en
70

Afrique

Annexe n°7 –
Matériel requis pour l’investigation d’une épidémie de fièvre
71

jaune

Annexe n°8 –
Données épidémio-cliniques
72
Annexe n°9 –
Comparaison des définitions de «cas suspect» selon le contexte
72

d’alerte ou d’investigation

Annexe n°10 –
Méthode d’enquête épidémiologique
73
Annexe n°11 –
Collecte, conditionnement et acheminement des prélèvements
74

humains

Annexe n°12 –
Calcul des indicateurs : exemple pratique
75
Annexe n°13 –
Collecte des vecteurs immatures
76
Annexe n°14 –
Indices stégomyiens
77



Introduction

La fièvre jaune est une fièvre hémorragique virale. Depuis les années 1980, on observe une recrudescence de la maladie en Afrique, avec une augmentation du nombre de cas notifiés et du nombre de pays déclarant des cas (1).

Cette recrudescence est probablement en partie liée à l’amélioration des systèmes de surveillance et à un meilleur accès aux services de laboratoire. Toutefois, la situation est particulièrement préoccupante en Afrique de l’ouest où la circulation accrue du virus de la fièvre jaune (virus amaril) au sein de populations insuffisamment immunisées, conjuguée à l’urbanisation galopante de la région, prédispose à l’explosion d’épidémies dévastatrices. L’Afrique de l’ouest a déjà connu cinq épidémies urbaines, dont trois concernaient des capitales : Abidjan (Côte d’Ivoire, 2001), Conakry (Guinée, 2002), Dakar et Touba (Sénégal, 2002), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso, 2004) (1).

Les campagnes de vaccination de masse, organisées en urgence pour protéger les populations, ont cependant permis de limiter l’impact de ces épidémies urbaines. De nos jours, même si la population de ces villes est maintenant immunisée, le risque épidémique persiste encore dans les villes de taille plus modeste, en zone semi-urbaine, là où les populations ne sont pas encore protégées.

Le virus de la fièvre jaune (virus amaril) est transmis par la piqûre de certaines espèces de moustiques du genre Aedes. Il infecte des primates (hommes et singes). Les individus infectés présentent une courte virémie (2 à 9 jours) avant d’acquérir une immunité durable contre la maladie, vraisemblablement à vie. Ainsi, après avoir été contaminés par le virus amaril, les singes deviennent résistants à l’infection. La circulation du virus en forêt est alors assurée grâce au renouvellement de la population simienne réceptive à l’infection, c’est-à-dire avec la naissance de singes non immunisés (2).

Pour qu’il y ait épidémie de fièvre jaune, il faut donc des moustiques contaminants et des individus réceptifs, non immunisés.

Chez l’homme, le diagnostic clinique de la fièvre jaune est difficile à poser, dans la mesure où il existe de nombreux diagnostics différentiels. La confirmation par le laboratoire est donc essentielle.

Figure 1 : Diagnostic clinique de la fièvre jaune

SIGNES BIOLOGIQUES

SIGNES CLINIQUES
x Cytolyse :
SGOT

Fièvre

SGPT

Douleurs



Altération de l’état général
x Insuffisance hépatocellulaire

Congestion tégumentaire (phase rouge)
Cholestérol

Ictère
TP





Syndrome hémorragique
x Protéinurie


Coma hépatique
Cylindrurie

HÉPATO
Insuffisance rénale :
Hématurie

NÉPHRITE
Urée sanguine


Oligurie ou



Oligurie-anurie
x Hémogramme normal


Isolement virus



Sérologie :
TSP (tardif)



IgM spécifiques



(précoce)








Adapté à partir de © Gentillini M. Médecine Tropical. Ed Flammarion, Paris, 1993, avec la permission de l’éditeur



1


Il n’existe pas de traitement curatif spécifique de la fièvre jaune. En revanche, la vaccination permet de prévenir la maladie. Cette vaccination est sans danger et présente peu d’effets secondaires. Dix jours après son administration, le vaccin antiamaril confère une immunité d’une dizaine d’années, voire même probablement une immunité à vie contre la fièvre jaune. Il convient donc d’organiser des campagnes réactives de vaccination antiamarile, dès qu’une épidémie de fièvre jaune est confirmée.


La stratégie de contrôle de la fièvre jaune préconisée par l’OMS s’appuie sur 4 principaux piliers :

 Vaccination antiamarile de routine pour les enfants à partir de 9 mois, dans le cadre du programme élargi de vaccination (PEV).

 Campagnes de rattrapage pour les populations à faible taux de couverture vaccinale.

 Surveillance renforcée de la maladie.

 Riposte rapide aux épidémies.


Grâce à l’Alliance GAVI et autres bailleurs de fonds, les pays disposent désormais d’un soutien financier pour l’acquisition de vaccins destinés à la vaccination antiamarile de routine. Par ailleurs, il existe un stock mondial de vaccins permettant de conduire des campagnes de vaccination en urgence pour faire face aux épidémies de fièvre jaune. (Contact : point focal fièvre jaune OMS- Genève ou email outbreak@who.int)


Alors, pourquoi mener l’investigation d’une épidémie de fièvre jaune ?

 Pour confirmer qu’il s’agit bien de cas de fièvre jaune.

 Pour mieux comprendre la transmission de la maladie et analyser le risque de propagation.

 Pour préparer une riposte adaptée, notamment, guider les décisions des pouvoirs publics : à quel moment vacciner, quelle population cible, combien de personnes, quelles mesures complémentaires prendre ?


La démarche à entreprendre pour mener une telle investigation comporte 4 étapes :

 Vérification de l’information.

 Organisation de l’investigation.

 Réalisation de l’investigation sur le terrain.

 Recommandations pour la riposte.


Le guide aborde ces différentes étapes, afin d’aider les professionnels de santé, non spécialistes de la fièvre jaune, à préparer et à mettre en œuvre l’investigation d’une épidémie de fièvre jaune sur le terrain. Dans cette optique :

 Il détaille les principales étapes de l’investigation.


Investigation d’une épidémie de fièvre jaune :
Consignes

Cette première partie a été élaborée de façon à respecter le déroulement chronologique des différentes étapes d’investigation d’une épidémie de fièvre jaune.

Elle permet de visualiser, à la fois de manière synoptique et par étape, l’ensemble des informations relatives aux :

Activités, durées, outils et informations complémentaires disponibles.
Jours       Activités Outils      Pour en savoir pluCette catégorisation d’information apparaît sur chaque en-tête de page.

Différentes icônes sont utilisées selon le type d’information spécifique :

F  : objectifs des étapes permettant une description des différentes activités à
entreprendre.
O    : éléments importants à prendre en compte.

&   : messages clés à retenir à chaque étape.


Résumé des étapes

Figure 2 : Répartition des étapes, objectifs et activités
Étapes
Objectifs
Activités



1. Vérification de
F Réaliser une analyse la plus
Réagir en répondant aux questions
l’information
exhaustive possible de la situation,
suivantes :

quand un ou plusieurs cas de fièvre
• S’agit-il d’un cas suspect de fièvre jaune ?

jaune ont été notifiés.
• A-t-il été vacciné contre la fièvre jaune et


quand ?


• A-t-il été confirmé par le laboratoire ?


• Où a-t-il été contaminé ?


2.  Préparation de l’investigation

F Organiser les éléments administratifs (autorisations) et logistiques (ressources humaines, matérielles et financières) pour l’investigation sur le terrain.

F Compléter les informations requises à possibilité de le faire en même temps que la vérification d’information.

  Constituer une équipe.

  Obtenir les autorisations.

  Préparer la mission de terrain.

  Préparer l’analyse d‘échantillons par le laboratoire.


3. Investigation sur le terrain

F Décrire la situation dans la population.

F Décrire le mode de transmission : identifier les vecteurs impliqués.

F Évaluer les risques de propagation de la maladie.

  Mission d’évaluation sur le lieu de l’épidémie.

4. Préparation de la
F Diffuser l’information.
• Communication.
riposte
F Recommandations pour la riposte.



Étape 1 : Vérification de l’information


OBJECTIF

F    Réaliser une analyse la plus exhaustive possible de la situation.


Un ou plusieurs cas de fièvre jaune ont été notifiés. Que faire ?


Avant d’organiser l’investigation de l’épidémie et d’envoyer une équipe sur le terrain, il est important d’évaluer la situation, en procédant à une analyse la plus exhaustive possible.

Il faut pour cela réunir et vérifier toute l’information disponible. Cette étape vise à savoir (i) s’il s’agit effectivement d’un cas de fièvre jaune et (ii) avec quel degré de certitude on peut l’affirmer.


S’agit-il d’un cas suspect de fièvre jaune ?

Quels étaient les signes cliniques du ou des cas ?

Vérifier :

 Les symptômes : fièvre, ictère (et / ou hémorragie).

 L’évolution de la maladie : succession de fièvre puis d’ictère sur quelques jours.

Les signes cliniques correspondent-ils à la définition d’un cas suspect de fièvre jaune proposée par l’OMS pour donner l’alerte ?

« Toute personne présentant une fièvre d’apparition brutale, suivie d’ictère dans les deux semaines suivant les premiers symptômes » (1).


A-t-il été vacciné contre la fièvre jaune et quand ?

Vérifier :

 La date de vaccination sur la carte de vaccination. En l’absence d’un document attestant la vaccination contre la fièvre jaune, la personne sera considérée comme non vaccinée.


A-t-il été confirmé par le laboratoire ?

Vérifier :

 Le critère virologique : le cas remplit au moins un des 5 critères présentés en annexe 3. La présence d’IgM spécifiques du virus amaril est le critère le plus fréquent.

 La compatibilité des résultats de laboratoire avec la date d’apparition des signes cliniques et celle du prélèvement.

 Si le sujet a été récemment vacciné contre la fièvre jaune (attesté par un document, carte de vaccination le plus souvent).


Où a-t-il été contaminé ?

Vérifier :

 Les lieux de séjour du cas dans les 15 jours précédant l’apparition des premiers symptômes : le sujet habite-t-il ou a-t-il voyagé dans une zone d’endémie (fig.3) ou une zone touchée par une épidémie en cours (préciser le lieu, la date et la durée) ?

 Les contacts avec des personnes susceptibles d’être infectées : le cas a-t-il été en contact avec des personnes, malades ou non, venant de zones récemment touchées par la fièvre jaune ?

FO2/ Examens   A3/ Confir-
de laboratoire    mation par le
pour le                  laboratoire du
diagnostic de la diagnostic de
fièvre jaune        fièvre jaune

FO4/ Formulaire A5/ Zone
à transmettre     d’endémie de la
au laboratoire    fièvre jaune

FO6/ Liste des
centres de
notification


A6/ Principaux schémas épidé-miologiques de la fièvre jaune en Afrique





Zones d’émergence : zones de contact forêt-savane où se côtoient des vecteurs se reproduisant dans des gîtes naturels et péri-domestiques. Abondants en saison des pluies, ces vecteurs passent la saison sèche sous forme d’œufs durables. Les épidémies rurales se produisent à la saison des pluies, dans des villages et hameaux plus ou moins éloignés les uns des autres, et peuvent concerner un grand nombre de personnes de tous âges.

 Aires d’épidémicité : agglomérations plus ou moins urbanisées dans lesquelles A. aegypti assure la circulation du virus selon le mode urbain. Les épidémies urbaines sont souvent peu affectées par le régime des pluies, dans la mesure où les gîtes domestiques sont maintenus en eau toute l’année. Elles sont associées à l’introduction d’individus virémiques dans le milieu urbain et peuvent présenter une évolution explosive, si la population n’est pas vaccinée.


Quand toutes ces informations ont été réunies et permettent d’emblée d’affirmer qu’il s’agit d’une épidémie de fièvre jaune, il faut organiser la riposte sans attendre.

Cela ne signifie pas pour autant qu’une investigation sur le terrain est inutile. Au contraire, elle est indispensable pour compléter les informations et préciser où et comment riposter.


MESSAGES CLÉS :

&   Diagnostic clinique incertain à confirmation par le laboratoire indispensable.

&   Le vaccin antiamaril est efficace et sans danger.

&   Importance du contexte écologique.


RÉFÉRENCES :

1. Progrès de la lutte contre la fièvre jaune en Afrique. Weekly Epidemiological Record, 2005, 80:49–60



Étape 2 : Préparation de l’investigation

OBJECTIFS

F    Organiser les éléments administratifs (autorisations) et logistiques (ressources humaines, matérielles et financières) nécessaires à l’investigation sur le terrain.

F    Compléter les informations requises
à possibilité de le faire en même temps que la vérification d’information.


L’investigation d’une épidémie vise à recueillir et à analyser l’information sur le terrain pour prendre des décisions et orienter la riposte.

Pour cela, il est souvent nécessaire de se déplacer dans des zones rurales reculées. Une bonne préparation de la mission sur le terrain est donc cruciale au succès de l’investigation.


Constituer une équipe

L’équipe d’investigation sur le terrain doit être multidisciplinaire et comporter du personnel de santé des niveaux périphérique et central, dans la mesure où ces personnels possèdent une connaissance approfondie du terrain et seront les acteurs de la riposte.

Il est aussi très important d’impliquer des représentants de la communauté et de l’autorité administrative, afin de faciliter le travail de l’équipe. S’il existe un comité national de lutte contre les épidémies, il faut également le faire participer à l’investigation.

L’équipe est ainsi composée de quelques personnes indispensables, auxquelles viendront s’ajouter des compétences supplémentaires au gré des besoins.


Quelles compétences ?

Il convient de rassembler les expertises suivantes :

 Épidémiologie :

 Élaboration du protocole d’investigation épidémiologique.

 Comptage et analyse de la distribution des cas en fonction du temps, des lieux et des personnes.

 Analyse des risques épidémiques dans les zones voisines limitrophes.

 Évaluation de la capacité du système de surveillance à détecter les cas et à assurer le suivi de l’épidémie.

 Mise en place d’un système d’alerte dans les districts limitrophes.

 Mise en place d’un système de surveillance des manifestations adverses post-immunisation (MAPI) si la décision est prise de procéder à une campagne de vaccination de masse.


 Entomologie :

 Élaboration du protocole d’investigation entomologique.

 Identification des espèces de vecteurs.

 Évaluation des indicateurs entomologiques de risque.

 Définition des modes de transmission.

 Recommandation de mesures de lutte anti-vectorielles adaptées à la situation.


 Laboratoire :

 Élaboration d’un protocole d’analyse des prélèvements.

 Collecte des échantillons et transport jusqu’au laboratoire.

 Analyse des prélèvements.

 Recherche du virus chez les moustiques capturés (le cas échéant).

 Évaluation de nouveaux outils diagnostiques (le cas 




FO11/ Rôles des différents échelons du Système de Santé dans la surveillance de la fièvre jaune et le soutien a

A6/ Principaux schémas épidé-miologiques de la fièvre jaune en Afrique


Riposte :

 Gestion de la vaccination de masse dans le respect des consignes de sécurité.

 Contrôle de la transmission (lutte contre les formes larvaires et / ou adultes des vecteurs).

 Mobilisation sociale.


Que faire si les compétences requises n’existent pas sur place ?

 Demander un soutien ponctuel à l’OMS (outbreak@who.int).

 Solliciter les structures régionales disposant d’expertise (centre collaborateurs OMS).

 Utiliser ce guide.


Répartition des tâches

 Désigner un coordonnateur dès le début de l’enquête.

 Définir clairement les termes de référence des membres fixes de l’équipe.

 Répartir entre les membres de l’équipe la rédaction du rapport final, selon une présentation préétablie.


Précautions à prendre

 Tous les membres de l’équipe doivent justifier d’une vaccination contre la fièvre jaune datant d’au moins 10 jours avant le début de l’enquête de terrain.

 Le coordonnateur doit savoir quelle conduite adopter en cas de problème de sécurité ou d’évacuation sanitaire. En cas de déplacement dans une zone peu sûre, les membres de l’équipe internationale doivent tous être assurés pour

ce déplacement et avoir reçu la formation aux règles de sécurité de l’OMS. (formation interactive par CD-Rom obligatoire pour les fonctionnaires internationaux, selon la phase de sécurité du pays).

Pour en savoir plus












PROCÉDURE










 PROCÉDURE

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire