: PR
PRISE EN CHARGE DU FIÈVRE JAUNE CDC
Sommaire
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Remerciements
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vi
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Avant-propos
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vii
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Introduction
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1
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Investigation d’une épidémie de fièvre jaune
: procédure
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5
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Consignes
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6
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Résumé des étapes
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6
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Étape 1 : Vérification de l’information
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7
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Objectif
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7
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A. S’agit-il d’un cas suspect de fièvre jaune ?
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7
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B. A-t-il été vacciné contre la fièvre jaune et quand ?
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7
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C. A-t-il été confirmé par le laboratoire ?
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8
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D. Où a-t-il été contaminé ?
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8
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Messages clés
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10
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Références
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10
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Étape 2 : Préparation de l’investigation
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11
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Objectifs
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11
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A. Constituer une équipe
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11
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B. Obtenir les autorisations
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14
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C. Collecter les informations supplémentaires
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14
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D. Préparer le matériel nécessaire à l’investigation
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15
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E. Estimer le budget nécessaire à l’investigation
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15
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F. Contacter le laboratoire national
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15
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G. Définir les modalités de communication
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15
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Messages clés
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16
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Références
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16
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Étape 3 : Investigation sur le terrain
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17
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Objectifs
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17
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Questions clés auxquelles l’investigation doit répondre.
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17
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A. Décrire la situation dans la population
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18
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B. Décrire le mode de transmission : Identifier les vecteurs
impliqués
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24
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C. Évaluer les risques de propagation de la maladie
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27
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Messages clés
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28
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Références
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28
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Étape 4 : Préparation de la riposte
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29
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Objectifs
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29
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A. Diffuser l’information
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29
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B. Définir la stratégie de riposte
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30
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C. Que faire après l’investigation et la riposte ?
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33
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Messages clés
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34
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|
Références
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34
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iii
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Fiches outils
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35
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Fiche-outil
n°1 –
|
Signes et symptômes de la fièvre jaune
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36
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Fiche-outil
n°2 –
|
Examens de laboratoire pour confirmation du
diagnostic de fièvre
|
37
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jaune
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Fiche-outil
n°3 –
|
Formulaire d’alerte : suspicion de fièvre jaune
|
38
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Fiche-outil
n°4 –
|
Formulaire à transmettre au laboratoire pour la classification
|
39
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|
définitive du cas
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Fiche-outil
n°5 –
|
Diagnostic différentiels des fièvres hémorragiques et ictères
|
40
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Fiche-outil
n°6 –
|
Liste des centres de notification
|
42
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Fiche-outil
n°7 –
|
Liste des coordonnées des responsables a l’échelon du district et
|
43
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|
du pays
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Fiche-outil
n°8 –
|
Liste du matériel de laboratoire pour confirmation du diagnostic
|
44
|
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|
de fièvre jaune
|
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Fiche-outil
n°9 –
|
Procédures de sécurité pour l’emballage et le transport des
|
45
|
|
|
échantillons
|
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|
Fiche-outil
n°10 – Termes de référence de l’équipe
d’investigation
|
46
|
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|
Fiche-outil
n°11 – Rôles des différents échelons
du système de santé dans la
|
47
|
|
|
|
surveillance de la fièvre jaune et le soutien au laboratoire
|
|
|
Fiche-outil
n°12 – Rôles des différents échelons
du système de santé dans la
|
48
|
|
|
|
prévention de la fièvre jaune
|
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|
Fiche-outil
n°13 – Liste des composantes
administratives, financières et logistiques
|
49
|
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|
de l’investigation
|
|
|
Fiche-outil
n°14 –
|
Analyse des données épidémiologiques en
Temps-Lieu-Personne (TLP)
|
50
|
|
Fiche-outil
n°15 – Évaluation de la couverture
vaccinale antiamarile
|
50
|
|
|
Fiche-outil
n°16 – Courbe épidémique de la fièvre
jaune
|
51
|
|
|
Fiche-outil
n°17 – Mesures de contrôle en cas d’épidémie
de fièvre jaune confirmée
|
51
|
|
|
Fiche-outil
n°18 – Hôtes vertébrés africains de
la fièvre jaune
|
52
|
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|
Fiche-outil
n°19 – Fiche de surveillance et d’évaluation
rapide : Activité de
|
53
|
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|
|
vaccination supplémentaire fièvre jaune
|
|
|
Fiche-outil
n°20 – Risque de propagation de la
fièvre jaune
|
54
|
|
|
Fiche-outil
n°21 – Fiche des populations cibles à
vacciner
|
55
|
|
|
Fiche-outil n°22 – Formulaire récapitulatif des cas suspects
de fièvre jaune
|
56
|
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|
Fiche-outil
n°23 – Plan du rapport écrit d’investigation
d’une épidémie de fièvre jaune
|
57
|
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|
|
iv
|
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|
Fiche-outil
n°24 – Plan de présentation orale du
rapport d’investigation et aides
|
59
|
|
|
|
visuelles
|
|
|
Fiche-outil
n°25 – Fiche technique des
différentes stratégies de riposte.
|
60
|
|
|
Fiche-outil
n°26 – Sécurité des injections :
résumé de la déclaration de principe
|
61
|
|
|
|
OMS/UNICEF
|
|
|
Fiche-outil
n°27 – Messages d’éducation pour la
santé destinés à la communauté
|
62
|
|
|
Annexes
|
|
63
|
|
Annexe
n°1 –
|
Diagnostic clinique de la fièvre jaune
|
64
|
|
Annexe
n°2 –
|
Diagnostic différentiel de la fièvre jaune
|
65
|
|
Annexe
n°3 –
|
Confirmation par le laboratoire du diagnostic de fièvre jaune
|
66
|
|
Annexe
n°4 –
|
Vaccin antiamaril et vaccination contre la fièvre jaune
|
68
|
|
Annexe
n°5 –
|
Zone d’endémie de la fièvre jaune
|
69
|
|
Annexe
n°6 –
|
Principaux schémas épidémiologiques de la fièvre jaune en
|
70
|
|
|
Afrique
|
|
|
Annexe
n°7 –
|
Matériel requis pour l’investigation d’une épidémie de fièvre
|
71
|
|
|
jaune
|
|
|
Annexe
n°8 –
|
Données épidémio-cliniques
|
72
|
|
Annexe
n°9 –
|
Comparaison des définitions de «cas suspect» selon le contexte
|
72
|
|
|
d’alerte ou d’investigation
|
|
|
Annexe
n°10 –
|
Méthode d’enquête épidémiologique
|
73
|
|
Annexe
n°11 –
|
Collecte, conditionnement et acheminement des prélèvements
|
74
|
|
|
humains
|
|
|
Annexe
n°12 –
|
Calcul des indicateurs : exemple pratique
|
75
|
|
Annexe
n°13 –
|
Collecte des vecteurs immatures
|
76
|
|
Annexe
n°14 –
|
Indices stégomyiens
|
77
|
Introduction
La
fièvre jaune est une fièvre hémorragique virale. Depuis les années 1980, on
observe une recrudescence de la maladie en Afrique, avec une augmentation du
nombre de cas notifiés et du nombre de pays déclarant des cas (1).
Cette
recrudescence est probablement en partie liée à l’amélioration des systèmes de
surveillance et à un meilleur accès aux services de laboratoire. Toutefois, la
situation est particulièrement préoccupante en Afrique de l’ouest où la
circulation accrue du virus de la fièvre jaune (virus amaril) au sein de
populations insuffisamment immunisées, conjuguée à l’urbanisation galopante de
la région, prédispose à l’explosion d’épidémies dévastatrices. L’Afrique de l’ouest
a déjà connu cinq épidémies urbaines, dont trois concernaient des capitales :
Abidjan (Côte d’Ivoire, 2001), Conakry (Guinée, 2002), Dakar et Touba (Sénégal,
2002), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso, 2004) (1).
Les
campagnes de vaccination de masse, organisées en urgence pour protéger les
populations, ont cependant permis de limiter l’impact de ces épidémies
urbaines. De nos jours, même si la population de ces villes est maintenant
immunisée, le risque épidémique persiste encore dans les villes de taille plus
modeste, en zone semi-urbaine, là où les populations ne sont pas encore
protégées.
Le
virus de la fièvre jaune (virus amaril) est transmis par la piqûre de certaines
espèces de moustiques du genre Aedes. Il infecte des primates (hommes et
singes). Les individus infectés présentent une courte virémie (2 à 9 jours)
avant d’acquérir une immunité durable contre la maladie, vraisemblablement à
vie. Ainsi, après avoir été contaminés par le virus amaril, les singes
deviennent résistants à l’infection. La circulation du virus en forêt est alors
assurée grâce au renouvellement de la population simienne réceptive à l’infection,
c’est-à-dire avec la naissance de singes non immunisés (2).
Pour
qu’il y ait épidémie de fièvre jaune, il faut donc des moustiques contaminants
et des individus réceptifs, non immunisés.
Chez
l’homme, le diagnostic clinique de la fièvre jaune est difficile à poser, dans
la mesure où il existe de nombreux diagnostics différentiels. La confirmation
par le laboratoire est donc essentielle.
Figure
1 : Diagnostic clinique de la fièvre jaune
|
SIGNES BIOLOGIQUES
|
|
SIGNES CLINIQUES
|
|
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x Cytolyse :
|
SGOT
|
|
Fièvre
|
|
|
SGPT
|
|
Douleurs
|
|
|
|
|
Altération
de l’état général
|
|
x Insuffisance hépatocellulaire
|
|
Congestion tégumentaire (phase rouge)
|
|
|
Cholestérol
|
|
Ictère
|
|
|
TP
|
|
|
|
|
|
|
|
Syndrome
hémorragique
|
|
x Protéinurie
|
|
|
Coma
hépatique
|
|
Cylindrurie
|
|
HÉPATO
|
Insuffisance rénale :
|
|
Hématurie
|
|
NÉPHRITE
|
|
|
Urée
sanguine
|
|
|
Oligurie
ou
|
|
|
|
|
Oligurie-anurie
|
|
x Hémogramme normal
|
|
|
|
|
Isolement
virus
|
|
|
|
|
Sérologie
:
|
TSP
(tardif)
|
|
|
|
|
IgM
spécifiques
|
|
|
|
|
(précoce)
|
|
|
Adapté à partir de ©
Gentillini M. Médecine Tropical. Ed Flammarion, Paris, 1993, avec la permission
de l’éditeur
1
Il n’existe pas de traitement curatif spécifique de la fièvre jaune.
En revanche, la vaccination permet de prévenir la maladie. Cette vaccination
est sans danger et présente peu d’effets secondaires. Dix jours après son
administration, le vaccin antiamaril confère une immunité d’une dizaine d’années,
voire même probablement une immunité à vie contre la fièvre jaune. Il convient
donc d’organiser des campagnes réactives de vaccination antiamarile, dès qu’une
épidémie de fièvre jaune est confirmée.
La stratégie de contrôle de la fièvre jaune
préconisée par l’OMS s’appuie sur 4 principaux piliers :
Grâce à l’Alliance GAVI et autres bailleurs de fonds, les pays
disposent désormais d’un soutien financier pour l’acquisition de vaccins
destinés à la vaccination antiamarile de routine. Par ailleurs, il existe un
stock mondial de vaccins permettant de conduire des campagnes de vaccination en
urgence pour faire face aux épidémies de fièvre jaune. (Contact : point focal
fièvre jaune OMS- Genève ou email outbreak@who.int)
Alors, pourquoi mener l’investigation d’une
épidémie de fièvre jaune ?
La
démarche à entreprendre pour mener une telle investigation comporte 4 étapes :
Le guide aborde ces différentes étapes, afin d’aider les
professionnels de santé, non spécialistes de la fièvre jaune, à préparer et à
mettre en œuvre l’investigation d’une épidémie de fièvre jaune sur le terrain.
Dans cette optique :
Investigation d’une épidémie de fièvre jaune :
Consignes
Cette première partie a été élaborée de façon
à respecter le déroulement chronologique des différentes étapes d’investigation
d’une épidémie de fièvre jaune.
Elle permet de visualiser, à la fois de
manière synoptique et par étape, l’ensemble des informations relatives aux :
Activités, durées, outils et informations
complémentaires disponibles.
Jours Activités Outils Pour en savoir pluCette
catégorisation d’information apparaît sur chaque en-tête de page.
Différentes
icônes sont utilisées selon le type d’information spécifique :
F
: objectifs des étapes permettant une description des
différentes activités à
entreprendre.
O :
éléments importants à prendre en compte.
& :
messages clés à retenir à chaque étape.
Résumé des étapes
Figure
2 : Répartition des étapes, objectifs et activités
|
Étapes
|
Objectifs
|
Activités
|
|
|
|
|
|
1.
Vérification de
|
F Réaliser une analyse la plus
|
Réagir en répondant aux questions
|
|
l’information
|
exhaustive possible de la situation,
|
suivantes :
|
|
|
quand un ou plusieurs cas de fièvre
|
• S’agit-il d’un cas
suspect de fièvre jaune ?
|
|
|
jaune ont été notifiés.
|
• A-t-il été vacciné
contre la fièvre jaune et
|
|
|
|
quand ?
|
|
|
|
• A-t-il été confirmé par le laboratoire ?
|
|
|
|
• Où a-t-il été contaminé ?
|
2. Préparation de l’investigation
F Organiser les éléments
administratifs (autorisations) et logistiques (ressources humaines, matérielles
et financières) pour l’investigation sur le terrain.
F Compléter les
informations requises à possibilité de le
faire en même temps que la vérification d’information.
• Constituer une équipe.
• Obtenir les autorisations.
• Préparer la mission de terrain.
•
Préparer l’analyse d‘échantillons par le laboratoire.
3. Investigation sur le
terrain
F Décrire la situation
dans la population.
F Décrire le mode de
transmission : identifier les vecteurs impliqués.
F Évaluer les risques de
propagation de la maladie.
•
Mission d’évaluation sur le lieu de l’épidémie.
|
4.
Préparation de la
|
F Diffuser l’information.
|
• Communication.
|
|
riposte
|
F Recommandations pour la riposte.
|
|
Étape 1 : Vérification de l’information
OBJECTIF
F
Réaliser une analyse la plus exhaustive
possible de la situation.
Un ou plusieurs cas de fièvre jaune ont été
notifiés. Que faire ?
Avant
d’organiser l’investigation de l’épidémie et d’envoyer une équipe sur le
terrain, il est important d’évaluer la situation, en procédant à une analyse la
plus exhaustive possible.
Il
faut pour cela réunir et vérifier toute l’information disponible. Cette étape
vise à savoir (i) s’il s’agit effectivement d’un cas de fièvre jaune et (ii)
avec quel degré de certitude on peut l’affirmer.
S’agit-il d’un cas suspect de fièvre jaune ?
Quels étaient les signes cliniques du ou des
cas ?
Vérifier
:
Les signes cliniques correspondent-ils à la
définition d’un cas suspect de fièvre jaune proposée par l’OMS pour donner l’alerte
?
« Toute personne présentant une fièvre d’apparition brutale, suivie d’ictère
dans les deux semaines suivant les premiers symptômes » (1).
A-t-il été vacciné contre la fièvre jaune et quand ?
Vérifier
:
A-t-il été confirmé par le laboratoire ?
Vérifier :
Où a-t-il été contaminé ?
Vérifier :
FO2/ Examens A3/ Confir-
de
laboratoire mation par le
pour le laboratoire du
diagnostic de la diagnostic de
fièvre jaune fièvre jaune
FO4/ Formulaire A5/ Zone
à
transmettre d’endémie de la
au laboratoire fièvre jaune
FO6/ Liste des
centres de
notification
A6/
Principaux schémas épidé-miologiques de la fièvre jaune en Afrique
Zones d’émergence : zones de contact forêt-savane
où se côtoient des vecteurs se reproduisant dans des gîtes naturels et
péri-domestiques. Abondants en saison des pluies, ces vecteurs passent la
saison sèche sous forme d’œufs durables. Les épidémies rurales se produisent à
la saison des pluies, dans des villages et hameaux plus ou moins éloignés les
uns des autres, et peuvent concerner un grand nombre de personnes de tous âges.
Quand
toutes ces informations ont été réunies et permettent d’emblée d’affirmer qu’il
s’agit d’une épidémie de fièvre jaune, il faut organiser la riposte sans
attendre.
Cela
ne signifie pas pour autant qu’une investigation sur le terrain est inutile. Au
contraire, elle est indispensable pour compléter les informations et préciser
où et comment riposter.
MESSAGES CLÉS :
&
Diagnostic clinique incertain à confirmation par le laboratoire
indispensable.
& Le vaccin antiamaril est efficace et sans
danger.
& Importance
du contexte écologique.
RÉFÉRENCES :
Étape 2 :
Préparation de l’investigation
OBJECTIFS
F
Organiser les éléments administratifs (autorisations) et logistiques
(ressources humaines, matérielles et financières) nécessaires à l’investigation
sur le terrain.
F
Compléter les informations requises
à possibilité de le faire en même temps que la vérification d’information.
L’investigation
d’une épidémie vise à recueillir et à analyser l’information sur le terrain
pour prendre des décisions et orienter la riposte.
Pour
cela, il est souvent nécessaire de se déplacer dans des zones rurales reculées.
Une bonne préparation de la mission sur le terrain est donc cruciale au succès
de l’investigation.
Constituer une équipe
L’équipe
d’investigation sur le terrain doit être multidisciplinaire et comporter du
personnel de santé des niveaux périphérique et central, dans la mesure où ces
personnels possèdent une connaissance approfondie du terrain et seront les
acteurs de la riposte.
Il
est aussi très important d’impliquer des représentants de la communauté et de l’autorité
administrative, afin de faciliter le travail de l’équipe. S’il existe un comité
national de lutte contre les épidémies, il faut également le faire participer à
l’investigation.
L’équipe
est ainsi composée de quelques personnes indispensables, auxquelles viendront s’ajouter
des compétences supplémentaires au gré des besoins.
Quelles compétences ?
Il
convient de rassembler les expertises suivantes :
FO11/ Rôles des différents
échelons du Système de Santé dans la surveillance de la fièvre jaune et le
soutien a
A6/ Principaux schémas
épidé-miologiques de la fièvre jaune en Afrique
Riposte :
Que faire si les compétences requises n’existent
pas sur place ?
Répartition des tâches
Précautions à prendre
ce
déplacement et avoir reçu la formation aux règles de sécurité de l’OMS. (formation
interactive par CD-Rom obligatoire pour les fonctionnaires internationaux,
selon la phase de sécurité du pays).
Pour en
savoir plus
PROCÉDURE
PROCÉDURE
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